La Reco 2017 du Think Tank Économie Santé : POUR DES SOINS DE QUALITÉ, AGIR EFFICACEMENT SUR LES TARIFS

 

Cette année le Think Tank Économie Santé s’est attaché à rechercher et concevoir la meilleure manière de mener à bien les réformes nécessaires et bien connues. Car ce que l’on constate, ce n’est pas le manque mais plutôt le trop-plein d’idées, de préconisation ou recommandations. Mais celles-ci se heurtent à moultes blocages si bien que le coup de rabot censé être moins douloureux mais forcément délétère est bien souvent préféré aux restructurations.  

Le Think Tank Économie Santé depuis six ans a proposé entre autres de mieux prendre en charge les personnes âgées en risque de perte d’autonomie, de promouvoir et organiser la coordination des soins, de donner aux établissements hospitaliers les moyens de faire des économies et enfin que la santé fasse partie des débats de l’élection présidentielle de 2017. Sur ce dernier point, ses vœux ont été exhaussés.

 Aujourd’hui, il s’agit de dégager les moyens fonctionnels d’agir, en quelque sorte d’écrire la Reco des Recos. De faire en sorte que chacun ait intérêt à se mobiliser. Ce qui est proposé, c’est une nouvelle façon de penser, un nouveau paradigme, une singulière dynamique qui va entrainer tous les acteurs et professionnels. Simple dans sa conception, le Reco 2017 du Think Tank Économie Santé ne sera pas compliquée à mettre en œuvre si l’objectif final de tous est réellement le patient, l’usager du système de soins et l’assurés social.

L’objectif global est partagé par tous : améliorer la qualité des soins et les performances du système de santé pour tous, tout en contenant la croissance des dépenses.

Les solutions, qui sont autant d’objectifs, sont connues : virage ambulatoire, restructuration hospitalière, prévention, coordination des soins, territorialisation, facilitation du passage de l’innovation au progrès pour tous, implication des patients, prise en compte de l’expérience patient et des résultats qui comptent le plus pour celui-ci, etc.

Mais ces objectifs ne sont pas atteints, car les blocages sont nombreux, divers et persistants, si bien que la situation n’est satisfaisante pour personne, ni pour les professionnels (burn out et démobilisation), ni pour les patients (qualité des soins, pertinence des actes et accès aux soins), ni pour l’ensemble des assurés sociaux (coût élevé du système de soins).

Chaque professionnel a le sentiment de bien remplir ses missions, mais il ne s’inscrit pas assez dans une logique plus globale de parcours de soins, de travail collaboratif, en équipe. L’organisation en silos, en tuyaux d’orgue empêche toute vision et démarche transversale.

La situation est d’autant plus urgente que les révolutions démographiques (vieillissement de la population) et épidémiologiques (chronicisation des pathologies) risquent d’accélérer la dégradation du système de santé en France.

En fait la question clé, c’est : « Comment créer une dynamique de changement ? » Autrement dit : « Comment faire en sorte que chacun ait clairement intérêt à agir ? »

Plutôt que de disserter sur les causes organisationnelles, psychologiques, sociologiques ou technologiques des blocages et de se perdre dans les méandres d’une complexité non assumée, la réflexion du Think Tank Économie Santé s’est très rapidement portée, cette année, sur la recherche de leviers ou d’incitations pour contourner ces difficultés.

Le levier financier paraît être aujourd’hui la solution. Les nombreux exemples décrits dans la Reco 2017 du Think Tank Économie Santé en faveur du rôle décisif de ce catalyseur – en  France comme à l’international – sont nombreux et convaincants. La France s’est déjà positionnée timidement sur cette trajectoire, avec les rémunérations sur objectifs de santé publique (ROSP) pour les médecins libéraux et les incitations financières à l’amélioration de la qualité (IFAQ) à l’hôpital ou encore la tarification de la chirurgie ambulatoire. Mais il faut accélérer le mouvement. En adoptant une gouvernance plus dynamique.

En définitive, il faudrait que chaque objectif ou sous-objectif soit assorti d’un levier financier.

Encore faut-il définir clairement qui actionnera ce levier. Qui aura le pouvoir, la légitimité et la possibilité d’agir avec efficacité ? Aujourd’hui, les responsabilités sont atomisées. Schématiquement, l’État s’occupe de l’hôpital ; l’Assurance-maladie, de la ville (profession par profession, au travers de conventions spécifiques indépendantes les unes des autres – sans oublier le médico-social), alors que les défis des années à venir, la croissance des maladies chroniques et l’effervescence des innovations imposent une vision plus globale, associant tous les professionnels, et plus transversale, adaptée à chaque territoire. D’où la nécessité de regrouper en un seul lieu et une seule responsabilité la prise de décision.

L’État et les pouvoirs publics déterminent la politique de santé, et une nouvelle structure opérationnelle devra la mettre en œuvre. Cette réforme de la gouvernance est indispensable pour mettre fin aux silos qui handicapent tout le système. Elle résultera schématiquement de la fusion de l’Assurance-maladie et de la Direction générale de l’offre de soins du ministère de la Santé.

D’où la Reco 2017 pragmatique du Think Tank Économie Santé :

POUR DES SOINS DE QUALITÉ,
AGIR EFFICACEMENT SUR LES TARIFS

La Reco 2017 du Think Tank Économie Santé est cette année très ciblée, pour justement permettre que les Reco des années précédentes et autres préconisations des nombreuses instances concernées trouvent tout leur impact.

Accéder à la Reco 2017 du Think Tank Economie Santé

1 commentaire

Lacorne

07 juillet, 2017

Les capteurs de freestyle libre sont pris en charge à 100% par la sécurité sociale depuis cette date je ne peut pas être alimenter correctement par mon pharmacien.car le labo Abbott fait preuve de gestion lamentable,depuis le 1 juin 2017 ce lobo prend en otages les diabétiques qui ont besoins de ce matériel,c'est vraiment désagréable pour nous malades en ald de ne pas accéder rapidement à ces capteurs car c'est ce labo qui gèrent les commandes, ce labo est indésirable et discrimination

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